Au défi de la ville populaire

PATRICE LECLERC, MAIRE DE GENNEVILLIERS 

Par Robert Spizzichino

Au moment où les métropoles ont tendance à structurer le développement urbain, ceci est perçu par beaucoup, et notamment par des élus de périphérie, comme un facteur de rejet des catégories populaires dans des territoires toujours plus éloignés. Ceci a fait l’objet de divers travaux académiques autour de concepts comme ceux touchant la « mixité sociale » et la « centralité populaire » . Au sein de la métropole parisienne, la ville de Gennevilliers et son maire Patrice Leclerc sont à la pointe d’un mouvement pour tenter de combiner attractivité nouvelle et ancrage populaire confirmé. Ce qui exige de savoir gérer un certain nombre de contradictions. C’est ce cas qui va être présenté ci-après.

Villes moyennes, crise et renouveau

Sortir du débat général sur les villes moyennes qui a donné lieu à de très nombreuses initiatives, et des approches déjà très explorées (les centres villes par ex), et surtout éviter la déploration.
Il s’agit bien au cours de cette rencontre d’aborder la question des villes moyennes en crise, 
en déprise et d’explorer les termes du renouveau en lien avec les nouvelles ruralités, et les conditions de la transition écologique,
Sans nourrir des illusions sur le retour de la croissance.

Produire la ville autrement

L’assemblée générale de 2015 a donné lieu à des échanges riches, animés par Catherine Tricot. Parmi les participants, on compte Philippe Panerai, Paul Chemetov ou encore Simon Ronai. En fonction du débat qui a eu lieu, nous proposons le CR ci-dessous

2008-2015 – Polarisations métropolitaines

O. Piron

Le système territorial français évolue en permanence. Une analyse rigoureuse de la période 2008-2015 met en lumière une polarisation métropolitaine accrue et le maintien d’une croissance solide dans l’espace périurbain, avec, par contrecoup le reste du territoire, urbain comme rural, à la traîne. Par ailleurs, pour des raisons tenant au contre-choc démographique lié à la fin du baby-boom il y a 40 ans, l’immigration joue un rôle de plus en plus décisif dans les évolutions démographiques des zones urbaines. Celles-ci se trouvent donc, sur ce thème sensible, de plus en plus décalées d’avec le reste du territoire.

Transition écologique

texte d’Eloi Laurent

Tribune. La Californie abrite deux types d’écosystèmes exceptionnels : les écosystèmes naturels et les écosystèmes numériques. Les premiers sont entrés en crise structurelle depuis le début des années 2010 : sécheresse, incendies, inondations, pollutions de l’air, etc. Les seconds sont florissants : Apple est devenue cette année la première entreprise de l’histoire à atteindre 1 000 milliards de dollars de capitalisation boursière. L’allégorie californienne des deux écosystèmes nous dit à quel point nous réussissions la transition numérique et à quel point nous ratons la transition écologique.

Les villes progressistes

Ce thème avait fait l’objet d’un débat lors d’une rencontre avec le réseau “progressive cities” animé par Mike Davis (DOC10). Il témoigne de nos débats sur le municipalisme et les réseaux de ville. Un article de Robert Spizzichino a également été rédigé pour la revue Urbanisme, au sujet du néo localisme

Des couches populaires aux gilets jaunes

L’assemblée générale extraordinaire de 2018 a donné lieu à des échanges riches, avec une introduction de Marie-Hélène Bacqué sur la place des couches populaires en ville. En fonction du débat qui a eu lieu, nous proposons le CR ci-dessous.

Séminaire sur la métropole parisienne

Le Laboratoire d’idées « La Ville en Commun », depuis sa création en 2015, a beaucoup traité le sujet métropolitain soit par des échanges internes, soit à l’occasion d’un Forum public sur l’aménagement autour des gares du Grand Paris Express,soit à l’occasion de recherches touchant la financiarisation de la production de l’habitat et de la ville. En relation étroite avec des élus de la ville de Gentilly qui jouent un rôle important dans les travaux du Laboratoire d’idées, il a été convenu d’organiser un court échange, avec l’aide de chercheurs et de professionnels sur la question métropolitaine parisienne afin de voir s’il était possible de passer d’un état des lieux actualisé à une première esquisse de ce que pourrait être un projet métropolitain « progressiste », voire même alternatif ainsi que sur la manière d’y parvenir.

Évolution politique et socio-démographique des villes PC et Front de Gauche

 (Géographie électorale)

par Roger Martelli

« Je ne ferai pas une analyse sociologique du « communisme municipal », mais je proposerai quelques pistes d’analyse globale pour servir de cadre à une étude plus fine, au plus près du terrain. Pour esquisser ces pistes, je me suis appuyé bien sûr sur des études historiques portant sur la longue durée, rassemblée dans une synthèse parue en 2008, L’Archipel communiste. J’ai essayé de les compléter en constituant une base de données socio-démographiques et électorales portant sur environ 750 communes qui ont été administrées par un maire communiste ou apparenté entre 2008 et aujourd’hui. Cette base de données porte sur la période 1968-2012 pour ce qui est des données socio-démographiques et sur la période 2002-2015 pour les données électorales. Pour une bonne part, ces données descendent jusqu’au bureau de vote (soit 47 000 bureaux environ, dont 2 000 pour les villes de gestion communiste ou apparentée). »