Autour des gares du Grand Paris Express : audace et innovations pour une métropole solidaire

Interpellations et propositions émises lors du séminaire du 27 janvier 2017 

Sommaire

Partie I   : Ressentis territoriaux à partir des débats de la réunion du 27 janvier

Partie II  : Éclairages complémentaires

Partie III : Orientations stratégiques possibles au regard d’objectifs politiques « progressistes » en matière d’aménagement urbain

Document rédigé par Simon RONAI, Robert SPIZZICHINO et Luc VILAN

L’intérêt d’une “cartographie des pouvoirs”

Au départ, il s’agissait de se demander quels sont les vrais pouvoirs du politique vis-à-vis des politiques publiques locales ? Quels partages de pouvoirs sont possibles et nécessaires ? Comment agir sur les mutations institutionnelles en cours et sur tous les processus permettant de « faire de la ville autrement » ?

Puis, le point de vue a évolué à la suite de diverses séances de travail menées avec des collectifs citoyens locaux se situant à diverses échelles. On s’est centré sur l’exemple de la métropole parisienne. Et on s’est placé dans un premier temps non pas du point de vue de l’élu, mais de celui du citadin métropolitain. Quitte à confronter dans un deuxième temps cette appréhension des pouvoirs concernant la métropole parisienne et le Grand Paris à celle qu’en ont les élus.

On s’est inspiré pour cela d’une méthodologie utilisée en sociologie des organisations, à savoir « l’analyse des parties prenantes » aussi appelée « cartographie des pouvoirs » : on a, en ateliers, cherché à cerner quelles sont les possibilités pour le citoyen d’intervenir plus ou moins directement sur les grands enjeux qu’il perçoit comme étant ceux de la métropole.

Cela devrait conduire à tenter d’instituer des scènes un tant soit peu unifiées où s’expriment des intérêts identifiés, y compris dans leurs contradictions, pour sortir de l’empire du morcèlement et du localisme. Des processus délibératifs pourraient-ils permettre l’expression de la pluralité des intérêts et si possible, à partir de là, produire des visions communes, des consensus, sans verser dans une conception naïve de la démocratie où le consensus serait donné a priori. On est face à des problématiques d’inégalités, de carences spatiales et environnementales… extrêmement prégnantes sur ce territoire. Donc il y a lieu d’agir, et on peut difficilement agir à cette échelle sans un minimum de consensus entre les différentes forces sociales en présence.

Donc, derrière ce travail analytique et expérimental traversé de points de vue multiformes, il s’agit de voir s’il est possible de transcender la gestion de la chose publique territoriale au travers de l’instauration de nouveaux processus démocratiques sortant des cadres usuels.

Mode de financement de la transformation urbaine

La Ville en Commun organise un séminaire consacré au financement des transformations urbaines, pour explorer, au-delà du simple état des lieux, comment les pouvoirs publics et les citoyens peuvent encore être les garants d’une ville ouverte et accessible, alors que le marché tend à devenir l’acteur dominant qui façonne l’urbain. Ce séminaire, nourri d’auditions de professionnels et de chercheurs, se déroulera de mars à juin 2016. Il donnera lieu à la rédaction d’un document d’analyses et de positionnement.

L’identité, c’est la guerre

J’ai écrit ce livre parce que l’obsession identitaire me navre et m’inquiète. Nous ne sommes plus « chez nous » ? Allons donc ! Quand l’identité se mêle au «choc des civilisations», à «l’état de guerre» et à «l’état d’exception », nos sociétés s’enlisent dans un climat de peur qui nous ramène, bien malgré nous, à l’expérience traumatique de l’été 1914.

Les enfants du Chaos

Alain Bertho, anthropologue, est spécialiste des émeutes urbaines à l’échelle mondiale. Ses recherches s’articulent depuis vingt ans autour de la crise du politique et de l’État, et ont comme principale problématique la question de la banlieue et de l’émeute. Cette expérience lui permettent de porter un regard lucide sur les attentats qui ont marqué l’année 2015.