La Ville en commun, un outil indispensable

Par Michel Duffour, président

Au moment où la scène politique internationale et nationale n’a rien de réjouissant, il nous faut porter attention à tout ce qui est porteur d’espoir. Or, il se trouve que bon nombre de dynamiques significatives concernent les villes et le fait urbain.

À Quito notamment, lors de la conférence mondiale Habitat III, nous avons pu constater la vitalité de certains réseaux de villes progressistes, certaines d’entre elles développant sans complexes des politiques économiques et sociales nettement distinctes de celles de l’État nation auxquelles elles se rattachent.

De même, les associations d’habitants ne se limitent pas à des actes de résistance; elles développent en s’appuyant sur des universités et des professionnels engagés des contre-projets crédibles et incontournables.

L’innovation urbaine est partout; elle peut être l’occasion pour des grandes multinationales de trouver de nouveaux marchés rentables; mais elle peut être aussi l’occasion d’avancées démocratiques et de visions différentes de l’organisation et de la gestion des villes.

La Ville en Commun, créée depuis mai 2015, est un laboratoire d’idées encore modeste. Mais les activités enclenchées (voir le dossier diffusé lors de l’AG du 24 juin) sont loin d’être négligeables et surtout rencontrent de nombreux échos, tant chez les élus que parmi les chercheurs et les professionnels.

Rien n’est acquis certes; nos moyens sont faibles et nous n’avons pu réaliser tout ce que nous souhaitions. Mais il nous apparaît que cet outil répond à un besoin important. C’est pourquoi, nous venons de régulariser notre situation administrative qui était restée informelle. Et nous allons nouer des partenariats pour d’une part consolider notre fonctionnement permanent et d’autre part mener à bien des projets de recherche et d’études qui permettront de vérifier l’intérêt de notre positionnement.

Ce n’est pas une petite équipe qui peut parvenir à cela. Nous avons besoin de l’engagement effectif de toutes celles et ceux qui ont soutenu le projet depuis son démarrage. Nous avons aussi besoin d’ouvrir notre cercle à toutes les sensibilités progressistes, incluant également des associatifs et des syndicalistes.

C’est pourquoi, début 2017, nous organiserons après consultation une Assemblée générale destinée à renforcer l’Association afin d’entreprendre un programme de travail ambitieux.

Nous comptons sur vos soutiens et vos propositions imaginatives.

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