L’intérêt d’une « cartographie des pouvoirs »

Au départ, il s’agissait de se demander quels sont les vrais pouvoirs du politique vis-à-vis des politiques publiques locales ? Quels partages de pouvoirs sont possibles et nécessaires ? Comment agir sur les mutations institutionnelles en cours et sur tous les processus permettant de « faire de la ville autrement » ?

Puis, le point de vue a évolué à la suite de diverses séances de travail menées avec des collectifs citoyens locaux se situant à diverses échelles. On s’est centré sur l’exemple de la métropole parisienne. Et on s’est placé dans un premier temps non pas du point de vue de l’élu, mais de celui du citadin métropolitain. Quitte à confronter dans un deuxième temps cette appréhension des pouvoirs concernant la métropole parisienne et le Grand Paris à celle qu’en ont les élus.

On s’est inspiré pour cela d’une méthodologie utilisée en sociologie des organisations, à savoir « l’analyse des parties prenantes » aussi appelée « cartographie des pouvoirs » : on a, en ateliers, cherché à cerner quelles sont les possibilités pour le citoyen d’intervenir plus ou moins directement sur les grands enjeux qu’il perçoit comme étant ceux de la métropole.

Cela devrait conduire à tenter d’instituer des scènes un tant soit peu unifiées où s’expriment des intérêts identifiés, y compris dans leurs contradictions, pour sortir de l’empire du morcèlement et du localisme. Des processus délibératifs pourraient-ils permettre l’expression de la pluralité des intérêts et si possible, à partir de là, produire des visions communes, des consensus, sans verser dans une conception naïve de la démocratie où le consensus serait donné a priori. On est face à des problématiques d’inégalités, de carences spatiales et environnementales… extrêmement prégnantes sur ce territoire. Donc il y a lieu d’agir, et on peut difficilement agir à cette échelle sans un minimum de consensus entre les différentes forces sociales en présence.

Donc, derrière ce travail analytique et expérimental traversé de points de vue multiformes, il s’agit de voir s’il est possible de transcender la gestion de la chose publique territoriale au travers de l’instauration de nouveaux processus démocratiques sortant des cadres usuels.

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