Vers un retour de la végétation spontanée en ville


Compte-rendu de colloque pour la ville en commun

Le vendredi 8 décembre 2017, l’institut d’aménagement et d’urbanisme de la région Île-de-France a organisé un séminaire abordant la problématique « Vers un retour de la végétation spontanée en ville ». La ville en commun y était et propose un compte-rendu.

Nous assistons à un renouvellement de la pensée sur la nature en ville qui dépasse la simple domestication de la nature transofréme en jardin pour proposer le développement du végétal spontané. Les végétaux en ville deviennent un enjeu fort pour les urbanistes, poues les décideurs, pour les citoyens, pour les usagers, pour les professionnels.

Par La ville en commun


Nathalie Blanc, directrice de rechercher CNRS : Histoire, tensions et contradictions des politiques publiques sur la nature en ville

Longtemps, la nature a été appréhendée comme l’anti-ville au sein des mouvements sociaux des années 1970 comme chez les scientifiques qui mènent des études écosystémiques.
Dans les années 1980, sont mis en place des politiques de municipalisme environnemental appréhendes à travers les dispositifs proposés (charte écologique) et au sein des services environnements qui apparaissent dans les mairies.
Dans les années 1990, les agendas 21 locaux sont mis en place afin de dépasser l’aménité urbaine pour œuvrer vers plus de transversalité à travers des démarches complexes mêlant écologie, social et économie avec une participation citoyenne. Les considérations pro développement durable étaient sensées mettre fin aux politiques silo – sectorielles. Bien avant les politiques de trames écologiques urbaines, Nathalie Blanc
En 2005, cette « gouvernance multi-acteurs » a changé pour des modèles plus managériaux, quantitatifs laissant une large part aux démarche et modules d’évaluation et de contrôle.

Aujourd’hui
Plusieurs villes et pays ont lancé l’élaboration d’infrastructures vertes urbaines afin de valoriser la nature en ville à travers une logique comptable des services systémiques rendus alors que les effets récréatifs ou le lien social ne peuvent être comptabilisés. La situation actuelle est celle d’autorités publiques qui — au lieu de partir de biologie des espèces — façonnent des trames vertes bleues à partir de la qualité du sol afin de répondre à des impératifs techniques comme l’humidité de l’air, la baisse des îlots de chaleur urbains. On a aucune preuve empirique que cela ait des impacts sur le changement climatique.
Deux programmes :
– les villes dans leur environnement régional pour appréhender la complexité de la situation
– les effets sur la ville.

L’écologie urbaine est un chantier en construction depuis trente ans avec des difficultés en terme d’échelles et complémentarité. Ayant peu de marge de manœuvres sur la formalisation des trames vertes bleues, il y a rarement une acception collective de ces aménagement créant un autre rapport de la nature en ville dans les modes de vie. La mise en œuvre de la végétalisation de la ville en association avec la habitant renforce la démocratie locale et la gouvernance tout en facilitant ce type de démarche. Ainsi la création d’un parc après une reconquête urbaine a tendance à renchérir un foncier largement repris en main (une gentrification à rebours) par des promoteurs qui captent la survaleur si une union entre associations et élus n’a pas été conclu en amont pour geler du foncier contre les phénomènes de spéculation.

Démarche expérimentale d’une pépinière publique d’herbacées et de plantes pour un projet d’aménagement

sur l’EPA Saclay (OIN sur le plateau de Saclay)

Plateau de Satory 350 ha proche d’une forêt domanial avec un historique militaire et des terrains de manoeuvre en friches.
Les deux leviers de l’OIN sont :
– la libération des fonciers de l’État qui créée une offre de logement
– station de métro GPE sont les deux leviers de cette OIN.

La pépinière transitoire représente 16700 m2 avant la prise du lot par un aménageur avec des inquiétudes sur l’eau et les espèces invasives ou indigènes… Le premier acte a été de dresser une liste des espèces indigènes d’Île-de-France avant de plutôt s’orienter sur la question du local.In fine, l’EPA a privilégié l’implantation de graines locales à faire grandir localement à rebours de l’habituelle disjonction entre la graine et la maturation d’individu arboricole.
La démarche respecte le développement durable avec une banque de semences et pieds mères, une production locale avec un circuit court, une filiere de récolteurs multiplicateurs…
Au péralable, la démarche avait été expérimenté dans le jardin des essais dans le 91 avec 1 700 arbres qui avaient été implanté dans une parcelle avant de les mettre dans une ZAC. Dans cet exemple, les sujets était déjà jeunes mais pas au stade de la graine.

 

Laissez un commentaire